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Nouvelle loi sur la presse/Les journalistes ivoiriens n'en veulent pas

Nouvelle loi sur la presse/Les journalistes ivoiriens n'en veulent pas

Save our Soul (Sos), la  liberté de la presse en Côte d’Ivoire est gravement menacée  après l’adoption  par la commission des Affaires Sociales et Culturelles du projet de loi portant régime juridique de la presse  et celui portant régime juridique de la communication audiovisuelle, vendredi 5 mai 2017, à l’assemblée nationale. Ce,  en dépit de l’interpellation du président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire, Traoré Moussa qui avait déclaré lors de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, le 3 mai dernier, au stade de la haute Fréquence de la Rti,  « qu’il y a quelques articles de la nouvelle loi  sur la presse qui nous gênent » avant de marteler que les journalistes sont unis quand leurs intérêts sont menacés.  Même son de cloche de la part du porte-parole des organisations  professionnelles des Médias, Glodé Francelin, qui a dénoncé des dispositions du nouveau projet de loi sur la presse qui préconisent une peine d’emprisonnement allant d’un à cinq ans pour des délits commis par voie de presse. Une disposition dont  il  demande le retrait pur et simple. Par ailleurs, il s’est interrogé sur  le retrait par les autorités  de  l’article 6 de la loi 2004-643 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la presse qui faisait obligation aux patrons de presse de s’engager à payer les journalistes à la Convention collective. «  Pour nous, une telle attitude est une remise en cause injustifiée d’un important acquis de plus d’une décennie de lutte. Et si cette loi est votée en l’état, sans cette disposition, les journalistes et professionnels des médias ivoiriens resteront des éternels mendiants et les médias ne seront jamais professionnels. Nous appelons donc les députés à maintenir les conditions de création des entreprises de presse telles qu’elles existent aujourd’hui dans la loi », a-t-il souhaité. Un cri du cœur qui n’a malheureusement pas été entendu  par les députés membres de la commission des affaires sociales et culturelles présidée par Frégbo Gueté Basile Mesmin  qui ont adopté en l’état, sans changer une seule virgule, ce projet de loi portant régime juridique de la presse en attendant d’être soumis au vote en plénière le 31 mai prochain par l’ensemble des 255 députés de la nation. Mais d’ici là, les journalistes ivoiriens n’entendent pas rester les bras croisés devant cette remise en cause des acquis qui ont  fait  gagner 5 points  à la Côte d’Ivoire en 2017, passant ainsi de la 86ème à la 81ème place selon le dernier rapport de reporters sans frontière qui date seulement d’un semaine. Espérons que le 31 mai prochain, la politique ne prenne pas le dessus sur la raison  des députés qui sont censés représenter le peuple et par conséquent défendre ses intérêts. Les journalistes ivoiriens, à l’instar de leurs confrères des Etats Unis, du Royaume-Unis et même de la France ne demandent qu’à exercer librement leur métier. Ils en appellent donc au bon sens de l’ensemble des députés sans distinction aucune.

 

Affia Marie

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