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Economie

17EME EDITION DU PRIX AFRICAIN DE DEVELOPPEMENT (PADEV 2022) / Le Directeur général des Impôts distingué « Meilleur Manageur Africain du secteur des régies financières » au Rwanda

La 17ème édition du Prix Africain de Développement (PADEV 2022) s’est tenue du 15 au 18 septembre 2022, à l’hôtel Mariott de Kigali, au Rwanda. 

Cette rencontre panafricaine placée sous le Haut patronage du Président de la République des Comores et sous la présence effective du Premier Ministre des Comores, a été rehaussée par la présence de plusieurs Ministres, des chefs d’Entreprises publiques et privées et d’invités de pays africains.

A cette occasion, des personnalités issues de divers secteurs d’activités ont été distinguées dans leur domaine respectif. 

Parmi les lauréats, figure Monsieur OUATTARA Sié Abou, Directeur général des Impôts de Côte d’Ivoire qui a reçu le prix du meilleur Manageur Africain du secteur des régies financières pour les grandes réformes initiées et les bons résultats enregistrés depuis sa nomination à la tête de l’Administration fiscale Ivoirienne.

 En effet, depuis 2017, les recettes fiscales connaissent un accroissement significatif chaque année. La DGI est toujours en ligne au regard des objectifs fixés avec des plus-values record. Ainsi, les recettes de la DGI sont passées de 1.825 milliards en 2016 à 2.820 milliards en 2021.

La DGI, sous l’impulsion de Monsieur OUATTARA Sié Abou, respire un nouveau vent marqué par une politique de digitalisation tout azimut, par des réformes du dispositif fiscal, une nouvelle organisation des services et un accent particulier sur la bonne gouvernance ; toutes choses qui ont impacté positivement les activités de cette administration.

Ainsi, l’Administration fiscale a mis en œuvre plusieurs solutions ou applications informatiques dans le but d’améliorer la qualité de service offert aux usagers/clients et par voie de conséquence d’accroitre le niveau des recettes fiscales.

Au plan social, le Directeur général des Impôts a apporté une cure de jouvence aux conditions de vie des Agents. Cette politique sociale hardie s’est traduite par un dialogue permanent et fécond avec les organisations syndicales contribuant ainsi à l’apaisement du climat social au sein de la Direction générale des Impôts. 

S’agissant des conditions de travail, Monsieur OUATTARA Sié Abou a déployé une batterie d’actions pour équiper les services en matériels roulants, informatiques conséquents. 

Ce technocrate de la DGI mène par ailleurs plusieurs actions communautaires dans les départements de FERKE, NIAKARA (réhabilitation et équipement d’écoles et de centres de santé), SAKASSOU (équipement du centre de santé d’ANOUFOUE-BONOU), etc., pour le bien-être des couches défavorisées en particulier les femmes et les enfants et des populations en général.

C’est au regard de tout ce travail remarquable abattu sous le sceau de la discrétion que le jury a décerné à OUATTARA Sié Abou, le prix du Meilleur Manager Africain du secteur des régies financières.

A la réception de son trophée, le récipiendaire a dédié son prix d’abord à son Ministre de tutelle ensuite à l’ensemble des Agents des Impôts qui, selon lui, sont les véritables artisans des succès de la DGI.

« Ce prix, est le prix de tous les Agents de la DGI. C’est le prix d’un travail collectif », a-t-il livré sous les projecteurs de la cérémonie.

Il convient de rappeler que le prestigieux Prix Africain de Développement en abrégé PADEV, est une création d’organisations de la société civile de 15 pays africains.

Son but est d’œuvrer à l’instauration d’une culture du mérite, de l’excellence et du travail bien fait comme valeurs cardinales de la nouvelle Afrique.

Cette distinction est décernée chaque année à des personnes physiques et morales dont le travail constitue un modèle et les œuvres impactent positivement leurs pays et partant de l’Afrique.

 SERCOM

Intelligence Economique/ La Côte d’Ivoire se dote d’une stratégie nationale

Le Ministère du Plan et du Développement à travers le Bureau National de la Prospective et de la Veille Stratégique (BNPVS) a initié, en fin d’année 2021, la définition de la Stratégie Nationale d’Intelligence Economique (SNIE), dont l’objectif est de compléter la Veille Stratégique avec la Protection de l’information et la Communication au service de l’Influence, pour mettre en œuvre le triptyque « S’informer, Se protéger, Influencer ».

Dans son ambition de faire de la Côte d’Ivoire une puissance industrielle d’ici à 2040, le Président de la République Alassane Ouattara a doté en 2015, le pays  de l’Etude Nationale Prospective Côte d’Ivoire 2040 (ENP-CI2040). Les conclusions de la quatrième étude prospective de la Côte d’Ivoire ont adopté la mise en place d’un Mécanisme Institutionnel de Veille Stratégique (MIVS) dans lequel s’inscrit la Stratégie Nationale d’Intelligence Economique (SNIE) élaborée par le Ministère du Plan et du Développement à travers le Bureau National de la Prospective et de la Veille Stratégique (BNPVS). La SNIE doit permettre la mise en place d’une intelligence économique efficace pour faire de la Côte d’Ivoire, un Etat stratège, qui renforce son leadership en Afrique de l’Ouest grâce à cet important outil.

L’Intelligence Economique est une démarche holistique qui permet aux organisations de maitriser l’information à travers un triple processus : s’informer, se protéger et influencer. S’informer en collectant les informations par la veille, et en les utilisant pour mesurer les situations, anticiper, gérer les risques. Se protéger, en sécurisant ses informations, son patrimoine et ses actifs immatériels. Et influencer, en communiquant vers l’environnement et les parties prenantes pour leur faire adopter un point de vue favorable, et ainsi conforter durablement sa position. Spécifiquement la Stratégie Nationale d’Intelligence Economique vise, à identifier les enjeux de l’intelligence économique au regard de la situation de la Côte d’Ivoire et des orientations stratégiques de l’Etude Nationale Prospective CI 2040, à faire en sorte que la démarche d’Intelligence Economique soit efficace pour nourrir la prise de décision, renforcer les secteurs stratégiques et prioritaires, soutenir l’innovation, protéger les domaines sensibles et confidentiels, et enfin influencer efficacement.

Dans un monde en  mouvement et très fortement concurrentiel, la Côte d’Ivoire en se dotant de l’Intelligence Economique, détient un moyen fondamental pour soutenir une stratégie de puissance et assurer la compétitivité durable pour son développement harmonieux. Aussi, le pays devient-il l’un des premiers pays de l’Afrique Francophone à mettre en place une Stratégie Nationale d’Intelligence Economique, au service de son développement durable.

A ce jour le BNPVS a pu réaliser le diagnostic de la situation nationale d’Intelligence Economique qui consiste à faire la cartographie des acteurs et des actions, comprendre les organisations actuelles, les besoins et attentes, identifier les difficultés potentielles, et rassembler les éléments permettant de définir une organisation efficace. Ce diagnostic a été mené sur la base d’interviews, et d’exploitation des documents produits les années antérieures. Il a permis de produire des conclusions, et de formuler des recommandations pour la mise en œuvre de la SNIE.

Dans la perspective de la mise en œuvre de la Stratégie Nationale d’Intelligence Economique, le document synthétisé sous la forme d’un rapport sera présenté à un groupe d’experts dont les analyses pertinentes  permettront de façon spécifique de confirmer les démarches menées, d’intégrer leurs analyses d’experts, et de compléter le rapport avec les éléments pertinents.

Ce rapport permettra à la Côte d’Ivoire de disposer d’une base de travail solide, au service des décideurs, pour mettre en place une organisation d’Intelligence Economique nationale dans les secteurs publics et privés, au service des Institutions de la République, du gouvernement, du secteur privé et de l’ensemble des populations, et assurant un développement performant, durable et inclusif.

La SNIE offrira un fonctionnement coordonné des démarches d’Intelligence Économique, de l’ensemble des parties prenantes et forces vives de la Côte d’Ivoire : État, institutions, collectivités, secteur privé, société civile, etc. 

Au niveau de l’État, elle permettra de structurer et coordonner les démarches des différents ministères et services de l’État, pour obtenir une efficacité optimale.

Cet outil doit soutenir la création de champions nationaux, participer à la création de l’Ivoirien Nouveau, en influençant profondément les modes de fonctionnement et la culture des parties prenantes. Il doit aussi aider à l’atteinte de l’objectif du PND 2021-2025 – Prospective 2040.

Sa mise en place au service du développement durable de la Côte d’Ivoire, constituera ainsi un avantage compétitif majeur      et une opportunité exceptionnelle pour notre pays.

 SerCom

 

 

Interview avec Honoré Kouamé Gbondo (Président de la plateforme TFA) /« je crains que cette révolution industrielle en Côte d'Ivoire ne se fasse sans les Ivoiriens »

Vous avez lancé une plateforme dénommée  Tous Frères et Associés (TFA) qui prône depuis deux ans, le développement  économique de la Côte d’Ivoire et même de l’Afrique, par le moyen de la transformation industrielle locale des matières premières. Mais après, vous êtes resté silencieux. Qu’en est-il du bilan de vos actions de sensibilisation menées sur le terrain ?

Merci pour l'intérêt que vous portez à notre organisation. Pour revenir à votre question, il faut savoir que la plateforme TFA mène des actions depuis 2018, soit quatre ans déjà que notre organisation sensibilise nos gouvernants et les populations ivoiriennes sur la nécessité d'adopter la transformation locale de nos matières premières et la mise en place d'une politique favorable à l'émergence des champions ivoiriens dans l'industrie agro alimentaire. A cet effet et pour faciliter la tâche à nos gouvernants, nous avons conçu un concept économique, tiré de la vision économique du père de la Côte d'Ivoire moderne Houphouët-Boigny, s'inspirant des modèles économiques à succès (Corée du Sud; Singapour; Malaisie; Dubaï; etc.) et prenant en compte la Nouvelle Vision de l'industriel et économiste franco chinois Thierry Tan.

Ce concept économique baptisé VNC c'est à dire Vision Nationale Commune a été présentée officiellement aux ivoiriens au cours d'une cérémonie d'hommage à Houphouët-Boigny que nous avons organisée le 04 Novembre 2021. Alors, la plateforme TFA est dans l'action et non dans le silence. Notre bilan est  plus que positif, quand on note les discours actuels de nos dirigeants. Le Premier ministre aujourd'hui ne parle que de transformation locale de nos matières premières et tous les jours nous assistons à l'inauguration d'usines.

Les choses commencent à bouger, puisque le gouvernement Patrick Achi parle beaucoup ces temps-ci  de l’urgence de créer des usines de transformation locale des matières premières. Ainsi, le 2 avril dernier, le Premier Ministre a lancé  à Aboisso, le Projet des chaines des valeurs compétitives pour la l‘emploi et la transformation. Votre commentaire ?

C'est ce que je disais tantôt, les actions de notre plateforme TFA ont permis ce revirement à 360 degrés du discours de nos dirigeants et votre plateforme s'en réjouit. Aujourd'hui l'objectif est mis sur la transformation locale comme l'a toujours recommandé notre organisation.

Cependant, je crains que cette révolution industrielle en Côte d'ivoire ne se fasse sans les ivoiriens et contre les ivoiriens.

En effet, le concept économique VNC (Vision Nationale Commune) de la TFA recommande trois points cumulatifs dont la mise en œuvre doit être concomitante. À savoir: La transformation locale de nos matières premières, nos vivriers et nos plantes médicinales, la Détaxe ou Duty free qui est un système de simplification de nos fiscalités et la Déréglementation administrative, l'appui financer et l'accompagnement des nationaux.

Le gouvernement se limite aujourd'hui au premier point en négligeant les autres. Et c'est dommage! En plus, le gouvernement n'implique pas les organisations comme la nôtre dans la mise en place de ces politiques visant la transformation structurelle de notre économie. Le 04 Novembre dernier,  le premier ministre a été invité ainsi que d'autres ministres. Mais aucun membre du gouvernement n'a honoré notre invitation. Nous avons une demande d'audience sur la table du premier ministre qui reste sans réaction de sa part. Alors j'ai très peur pour l'avenir des ivoiriens. On endette les ivoiriens à coût de centaines de milliards pour des projets sans impact réel dans leur quotidien. Qu'est ce devenu l'agropole de Yamoussoukro? Que sont devenus tous les projets de transformation de l'anacarde? Ce nouveau projet des chaînes de valeurs compétitives pour l'emploi et la transformation en quoi consiste-t-il? Que doit retenir le planteur quant à l'amélioration de ces conditions de vie? Nous avons fait des dons de kits scolaires aux enfants des planteurs de Tiassalé l'année dernière au vu de la souffrance et de la misère de nos parents. Nous demandons au premier ministre de nous accorder une audience pour que nous lui livrions notre concept économique pour le bonheur des ivoiriens. Et surtout nous demandons au gouvernement d'impliquer notre organisation dans la mise en place de ces projets.

Le jeudi 23 juin dernier, JB Food Limited, une holding d’investissement non ivoirienne a lancé les travaux de construction de son  usine de traitement de cacao, dans la zone industrielle de Pk-24, à Adzopé. Est-ce de cela que vous parlez, ou bien  la Vision de TFA est différente ?

En partie oui, mais la vision TFA va au delà.

Pour vous,  y a –t-il danger de construire avec les investisseurs étrangers ? Si oui, que court la Côte d’Ivoire, en acceptant que  des multinationales interviennent dans la mise en place des usines de transformation locales. ?

La Côte d'ivoire court un grand danger en laissant uniquement entre les mains des multinationales étrangères leur revolution industrielle. Je m'explique. La chaîne des valeurs du cacao, par exemple, représente 60.000 milliards de francs CFA. Dans cette somme,  les producteurs que nous sommes, ne tirons que 5%, les broyeurs 8%, les transformateurs au finish (chocolat et produits cosmétiques) reçoivent 44% et la chaine de distribution et commercial 43%. Aujourd'hui ; les multinationales étrangères qui s'installent pour le cacao font essentiellement du broyage. Cela veut dire  que les 8% de la chaîne de valeur nous échappe encore car rapatrié par la multinationale. Et donc nos planteurs ne bénéficieront pas de si tôt d'amélioration du prix de leurs produits. Car l'acheteur  étranger imposera toujours sont prix. En outre, notre économie sera toujours dépendante de l'endettement. 

Alors, c’est quoi  votre solution   ?

Il est urgent que nos autorités politiques tout en recevant les grands groupes étrangers  aident les nationaux à la mise en place d'un grand groupe industriel à capitaux ivoiriens pour la transformation locales de nos matières premières. Et que le gouvernement soutienne les industriels ivoiriens à tenir la compétition avec les grands groupes étrangers. Sinon, aujourd'hui le corpus industriel ivoirien part à la compétition pieds et mains liés.

Si parler en faveur des ivoiriens ou demander l'implication des ivoiriens dans leur révolution industrielle en cours c'est troubler l'ordre public, alors que les gens me traitent comme ils veulent. Car tant que les planteurs ne connaitront pas une amélioration de leur condition de vie; tant que notre économie ne s'inscrira pas dans la durabilité, je parlerai.

Jusqu’où iriez-vous, si votre cause n’etait pas entendue ?

Je pense que la cause est déjà entendue. Il faut seulement inviter le gouvernement à plus d'effort pour  le bonheur des ivoiriens. Nous appelons les ivoiriens au sursaut pour une révolution industrielle durable et profitable à tous en vue d'une prospérité partagée en Côte d'ivoire.

Pour finir, j'invite les ivoiriens à nous rejoindre dans cette vision VNC en s'inscrivant massivement dans l'Elan National Citoyen que nous venons de lancer.

 Avec V. K

 

Prévenir une crise alimentaire en Afrique/ La Facilité africaine de production alimentaire d’urgence

Il n’aura pas fallu longtemps pour que la guerre de la Russie en Ukraine ait un impact sur l’Afrique. Déjà aux prises avec une inflation galopante et encore en train de se remettre de la pandémie de Covid-19, l’Afrique est désormais confrontée à une pénurie d’au moins 30 millions de tonnes de denrées alimentaires, en particulier de blé, de maïs et de soja importés de Russie et d’Ukraine.

L’augmentation de plus de 300 % du prix des engrais rend de plus en plus difficile pour les exploitants agricoles africains de produire suffisamment de blé, de maïs, de riz et d’autres cultures. Un nombre croissant de personnes en Afrique ne peuvent plus se permettre d’acheter du pain.

L’Afrique s’efforce d’atténuer la famine provoquée par un conflit qui pourrait plonger quelque 30 millions d’Africains dans des niveaux catastrophiques d’insécurité alimentaire. Elle pourrait aggraver les tensions économiques et les troubles politiques. Avec des millions de personnes qui peinent à acheter de la nourriture, du carburant et des engrais, les manifestations antigouvernementales sont une réelle possibilité.

Dès le début, la Banque africaine de développement a compris la nécessité stratégique de s’attaquer à l’impact dévastateur de la guerre sur la sécurité alimentaire de l’Afrique. Il était important d’éviter des troubles et encore plus de souffrances humaines. En mai, la Banque a créé une Facilité africaine de production alimentaire d’urgence de 1,5 milliard de dollars. En moins de 60 jours, elle a mis en œuvre dans 25 pays africains des programmes d’une valeur de 1,13 milliard de dollars dans le cadre de cette facilité. Une demi-douzaine d’autres programmes devraient être lancés d’ici septembre, à mesure que d’autres gouvernements feront appel à la facilité.

 La Facilité africaine de production alimentaire d’urgence permettra de fournir à 20 millions d’exploitants agricoles des semences de blé et d’autres cultures de base certifiées et adaptées au changement climatique, ainsi qu’un accès accru aux engrais agricoles. Au cours des deux prochaines années, la facilité permettra aux agriculteurs de produire 38 millions de tonnes supplémentaires de nourriture, soit une augmentation de 30 % de la production locale, pour une valeur estimée à 12 milliards de dollars. Afin de faciliter un investissement mondial encore plus important dans le secteur agricole africain, la facilité soutiendra également l’intensification des réformes de la gouvernance et des politiques. 

Bien que ce soit un bon début, l’Afrique a besoin que la communauté internationale comble un déficit de financement de 200 millions de dollars pour la Facilité. Le président Joe Biden a apporté son soutien à la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence, un soutien bienvenu, tout comme l’est son soutien au Programme de financement des risques de catastrophes en Afrique de la Banque africaine de développement.

Afin d’aider les gouvernements africains à payer les primes d’assurance contre la sécheresse et les inondations et à mieux répondre à l’insécurité alimentaire causée par le changement climatique, le Programme de financement des risques de catastrophes est un élément futur indispensable de la Facilité. 

Pour stimuler la production agricole au Nigeria, en Tanzanie et en Côte d’Ivoire, l’Agence japonaise de coopération internationale s’est récemment associée à la Banque africaine de développement pour cofinancer les programmes de la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence. Les agences internationales de développement et une coalition croissante de nations soutiennent également la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence.

Lancé en 2018, le programme phare de la Banque africaine de développement, Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine (TAAT), qui connaît un grand succès, fournit des technologies sous la forme de variétés de cultures résilientes face au changement climatique — des semences résistantes à la sécheresse, aux températures élevées ou aux ravageurs, par exemple.

En Éthiopie, grâce aux semences de blé résistantes à la chaleur financées par le programme TAAT, les terres agricoles cultivées sont passées de 50 000 hectares à 675 000 hectares supplémentaires en quatre ans seulement. Les semences intelligentes du TAAT permettent à la culture du blé de prospérer dans les basses terres arides de l’Éthiopie, où les variétés de blé ordinaires ne donnent généralement pas de bons résultats.

L’augmentation de la production locale de blé a réduit la dépendance de l’Éthiopie aux importations de blé. Grâce à l’adoption du TAAT, pour la première fois cette année, le pays n’a pas eu besoin d’importer du blé. Avec le soutien continu de la Banque, l’Éthiopie deviendra un exportateur de blé en 2023. Elle exportera plus d’un million de tonnes de blé vers le Kenya et Djibouti. Cela représente suffisamment de nourriture pour nourrir 10 millions de personnes pendant 12 mois.

La Banque africaine de développement sait ce qui produits des résultats.

Le programme TAAT a déjà permis de toucher 12 millions d’agriculteurs. Nous appelons nos partenaires internationaux et les gouvernements à se joindre à nous pour accroître l’échelle du TAAT par le biais de la nouvelle Facilité africaine de production alimentaire d’urgence. 

Notre engagement à aider l’Afrique à produire davantage de denrées alimentaires en s’adaptant au changement climatique a reçu le soutien du secrétaire général des Nations unies, António Guterres, qui a récemment déclaré que la décision de la Banque d’allouer la moitié de son financement climatique à l’adaptation était la norme à suivre pour les partenaires internationaux au développement. Le département américain du Trésor a approuvé la Facilité africaine de production alimentaire d’urgence dans le cadre du Plan d’action contre l’insécurité alimentaire des institutions financières internationales — un guide de programmes présélectionnés à l’attention des pays donateurs.

L’Afrique n’a pas besoin d’aide alimentaire pour se nourrir. Elle a besoin d’investissements appropriés et de semences dans le sol. 

La Facilité africaine de production alimentaire d’urgence apportera une solution immédiate aux deux défis mondiaux que sont les conflits et le changement climatique, et jouera un rôle immédiat, à moyen et à long terme, dans la croissance du secteur agricole africain, fondement d’économies africaines résilientes. 

Les réformes politiques permettront de déclencher les réformes structurelles nécessaires à une distribution des intrants, basée sur le marché, et à une production agricole plus compétitive.

Aujourd’hui et à l’avenir, la Banque africaine de développement met en œuvre un plan éprouvé pour libérer le potentiel de production alimentaire de l’Afrique et faire de ce continent un grenier pour le monde entier.

  1. Akinwumi A. Adesina est président du Groupe de la Banque africaine de développement.

Cet article est paru pour la première fois sur le site de China Global Television (CGTN.com) le 5 août 2022.

Promotion du civisme fiscal/ La DGI sensibilise les acteurs de l’éducation nationale et les populations du Gôh

Dans le cadre des actions de promotion du civisme fiscal initiées par la Direction Générale des Impôts (DGI) en vue de familiariser davantage les contribuables avec l’impôt, et en collaboration avec la Direction régionale des Impôts de Gagnoa, une délégation de la Direction de la Communication ,de la Qualité, et de la Promotion du Civisme fiscal , conduite par Monsieur Diallo Nabo Séraphin , Sous-directeur de la Promotion du Civisme fiscal, a participé du 12 au 17 juillet 2022 à Gagnoa, à la 11e édition du Festival National des Arts et Cultures en Milieu Scolaire (FENACMIS).

Au titre de la participation au FENACMIS, les représentants de la DGI ont supervisé la rubrique « chant-chorale » traitant du thème sur le civisme fiscal et parrainée par le Directeur général des Impôts. Les lauréats retenus au niveau du secondaire et du CAFOP/Enseignants ont été récompensés. Ainsi, le premier prix est revenu au Lycée Moderne de Gagnoa, suivi du Lycée moderne de Fresco et du Lycée d’Excellence Alassane Ouattara de Grand-Bassam. Pour les enseignants, ce sont dans l’ordre, les Inspections d’Enseignement Préscolaire et Primaire (IEPP) de Gagnoa, Abengourou et Méagui.

Par ailleurs, le stand de la DGI a reçu sur la période du festival plus de 170 personnes, essentiellement des professionnels de l’éducation et de l’enseignement, qui ont exprimé des préoccupations pertinentes sur le civisme fiscal, l’impôt en général et sur l’impôt foncier en particulier. Des réponses idoines ont été apportées à chaque préoccupation. Notons qu’en marge du FENACMIS, la Sous-Direction de la Promotion du Civisme fiscal a conduit les 14 et 15 juillet 2022, une vaste campagne de sensibilisation et d’information autour de trois grands axes, à l’endroit des couches socioprofessionnelles de Gagnoa, Divo et Lakota.

A Gagnoa, les populations ont eu droit à deux caravanes qui ont sillonné les 12 et 13 juillet 2022 toute la ville, avec des messages d’adhésion à la déclaration et au paiement volontaire de l’impôt. Concernant les localités de Divo et Lakota, ce sont deux rencontres d’explications et d’échanges sur des thématiques d’ordre fiscal, notamment la patente des taxis-motos et tricycles, l’impôt foncier, les régimes d’impositions, les arriérés d’impôts qui ont meublé les échanges avec les populations de la ville.

L’émissaire de la DGI a expliqué l’importance du civisme fiscal pour la mobilisation des recettes fiscales et le développement de la Côte d’Ivoire. Ce sont au total 201 participants qui ont été sensibilisés lors de ces rencontres où les autorités préfectorales, municipales et les chefs traditionnels ont pris une part active à la réussite des activités. Les responsables des couches socio-professionnelles et les populations de la Direction régionale des impôts de Gagnoa ont exprimé toute leur joie à participer à ces rencontres de proximité et ont souhaité qu’elles soient régulières.

Enfin, dans le cadre des émissions radiodiffusées, M. Diallo Nabo Séraphin a animé une émission sur les antennes de « Radio Gagnoa ». Il a une nouvelle fois insisté sur l’importance du civisme fiscal. A Divo, la rencontre d’échanges à la Préfecture a été retransmise en direct sur les ondes de la radio locale « Divo FM ».

Il faut relever que toutes ses activités sus visées ont été accompagnées par la distribution aux populations et aux élèves de supports de communication sur la promotion du civisme fiscal, afin d’approfondir les messages véhiculés. Ce sont au total 10050 dépliants et flyers (Impôt foncier, M-DGI, e-impôt, Patente tricycles et motos taxis, PME, Titre foncier, TVA, CGA, Liste des Centres de Gestion Agréés, Droits et garanties du contribuable, Calendrier des obligations fiscales), 20 000 dépliants (primaire et secondaire), 1000 affiches qui ont été distribués . De nombreux gadgets constitués de tee-shirts, casquettes, porte-clés et stylos au logo de la DGI ont été également offerts aux contribuables-clients et aux couches socio-professionnelles.

SERCOM

2ème Numéro de Les Matinales de la LONACIonline.ci/ La vigilance comme l’un des moyens pour protéger les données à caractère personnel

Le deuxième numéro de ‘’Les matinales de la LONACI online. ci ‘’ dont le thème était  ‘’Le défi de la protection des données à caractère personnel’’ a eu lieu vendredi dernier, à Seen Hôtel à Abidjan Plateau. Pour développer cette thématique du jour, 3 panelistes à savoir Lionel Kokora, Assoua Cauffi Silvère et Mme Amani Ghislaine épse  Allaman, membre de la famille Lonaci, ont été invités.

Définissant les données à caractère personnel,  Assoua Sylvère spécialiste du droit des technologies avancées  a fait savoir que c'est une information ou un ensemble d'informations qui permettent d'identifier une personne physique  (son nom, son prénom, le  son de sa voix, sa photo). Toutefois, selon M. Assoua, cette notion est différente d'un pays à un autre.

Dans le cas spécifique de la Lonaci, en   recueillant les données des joueurs, cela permet de les payer en cas de gain selon Mme Allaman qui rassure que les données recueillies  sont protégées en ce sens qu'elles sont stockées sur des serveurs  sécurisés. Et de préciser que  toute personne peut venir demander le droit d'accès à ses données. S'il souhaite quitter la plate-forme, ces données sont conservées pendant une période donnée avant d'être atomisées ou supprimées.

Renchérissant, M. Assoua  a indiqué que  la loi du 13 juin 2013 a mis en place tout ce qu'il y a comme règle de    protection  des  données à caractère personnel qui est au carrefour de tous les secteurs d'activité.

De son côté, la Lonaci  a mis en place un certain nombre de moyens pour se protéger de la piraterie. Cela s'est matérialisé par le recrutement d'un responsable du système de protection des données à caractère personnel et la mise en place de technologies d'attaque pour améliorer la sécurité de notre plate-forme,   a fait savoir Mme Allaman. Cependant,  aucune œuvre n'étant parfaite. Assoua Sylvère  conseille de saisir le régulateur en cas de faille. Auquel cas, en cas de plainte, l'entreprise est responsable, a- t-il averti. Aux utilisateurs,  il conseille de se protéger en évitant de partager leur mot de passe, d'éviter de cliquer sur des liens suspects  et d’être vigilants car il y a toujours une différence entre la photocopie et l'original.

À sa suite, Mme Allaman demande  également aux utilisateurs d'être vigilants sur le partage des données personnelles.

Aux joueurs, elle leur conseille de mettre des mots de passe assez forts.

En conclusion, selon Mme Allaman, la question des données à caractère personnel est importante, mais elle est nouvelle. Pour ce faire, il faut avoir un nouveau mode de réaction pour protéger les données et penser â la souveraineté numérique. Il faut aussi faire attention à ce que nous fréquentons et à ce que nous publions.

 Patricia Lyse

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