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Politique

ALASSANE OUATTARA ENVISAGE UN REPORT DE L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE .

Selon la Lettre du Continent , Alassane Ouattara veut s'abriter derrière les difficultés techniques et logistiques de la CEI pour opérer un report de la date de l'élection présidentielle . Cette option est d'ailleurs une recommandation formulée par Emmanuel Macron lors de son entretien avec le président Ivoirien le 4 Septembre .

Un rapport lui a été déposé par l'opérateur technique qui évoque des problèmes financiers pour la production et la distribution des cartes d'électeurs. En l'état actuel , il n'y a que 500 000 cartes d 'électeurs qui seront distribuées d'ici le 31 Octobre selon la CEI . Cette dernière devrait publier ce mardi la liste électorale définitive qui permettra d 'enclencher le processus d'établissement des cartes d'électeurs. Elle pourrait être estimée approximativement à 7 300 000 d'électeurs Elle suggère donc un délai << substantiel>> de 4 mois pour remplir toutes ses obligations en la matière.

De son côté, le PNUD et l'union européenne qui doivent financer cette dernière phase du processus bloquent le financement évalué à 100 millions d' Euros. Ces deux institutions internationales conditionnent le décaissement de cette somme à un dialogue inclusif entre le pouvoir et l'opposition afin de garantir un scrutin transparent et apaisé . L' UE affirmait clairement dans un récent communiqué quelle exige une application des décisions de la CADHP ( Cour Africaine des Droits de l'homme ) .

Les retraits du président Bedie et Affi N'guessan ayant jeté une suspicion sur la crédibilité du processus électoral .

Source : AFRICA INTELLIGENCE

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 23 septembre 2020

Le mercredi 23 septembre 2020, un Conseil des Ministres s’est tenu de 10h00 à 15h45, à la Préfecture de Bouaflé, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, Président de la République, Chef de l’Etat.

L’ordre du jour de cette réunion comportait les points suivants :

A/-Mesures Générales - Projets de loi et d’ordonnance - Projets de décrets

B/– Mesures individuelles

C/-Communications

D/-Divers

A/– MESURES GENERALES

PROJETS DE LOI ET D’ORDONNANCE

1- Au titre du Ministère des Affaires Etrangères ;

Le Conseil a adopté un projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la Convention numéro 102 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), concernant la norme minimum de la sécurité sociale, adoptée le 28 juin 1952, à Genève. Classé parmi les Conventions techniques de base de l’OIT, cet instrument définit les normes minimales convenues à l’échelle mondiale pour chacune des neuf (09) branches de la sécurité sociale. En outre, il détermine les orientations à mettre en oeuvre pour l’établissement de systèmes modernes de sécurité sociale. La législation nationale en vigueur en matière de sécurité sociale, est élaborée et organisée en cohérence avec cette convention de base. Aussi, la ratification de la convention n° 102 constitue une régularisation.

2- Au titre du Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat;

Le Conseil a adopté une ordonnance portant légalisation du régime fiscal et douanier de l’Accord de développement du projet de Zones Économiques Industrielles (ZEI) à Abidjan, Ferkessédougou et San Pedro ainsi que son projet de loi de ratification. Dans le cadre de la mise en oeuvre de la politique de transformation structurelle de l’économie nationale, l’Etat a signé le 25 août 2020, avec la société Arise Ivoire, un accord de développement portant sur la création de trois (03) ZEI à Abidjan, Ferkessédougou et San Pedro, pour un coût global de près de 1 000 milliards de francs CFA. Cet accord prévoit une phase de réalisation du projet dite phase de « démarrage anticipé des travaux » pour laquelle la société Arise Ivoire a sollicité la mise en place d’un régime fiscal spécifique, en attendant la conclusion d’une convention fiscale globale portant sur l’ensemble du projet. Conformément à l’engagement pris par l’Etat d’accorder à la société Arise Ivoire, un régime fiscal et douanier spécifique, cette ordonnance approuve le régime fiscal et douanier spécifique à la phase de démarrage en vue de faciliter les investissements définis à la convention.

PROJETS DE DECRETS

1- Au titre du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ministre de la Défense ;

Le Conseil a adopté un décret portant attributions des Membres du Gouvernement. Ce décret organise les attributions des membres du Gouvernement conformément à la nouvelle nomenclature du Gouvernement telle que définie par le décret n° 2020-584 du 30 juillet 2020 portant nomination du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ministre de la Défense, et le décret n° 2019-726 du 04 septembre 2019 portant nomination des Membres du Gouvernement, tel que modifié par les décrets n° 2020-456 du 13 mai 2020, n° 2020-600 du 03 août 2020 et n° 2020-601 du 03 août 2020.

2- Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, en liaison avec le Ministère des Transports ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord relatif au transport aérien entre le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire et le Gouvernement de la République du Rwanda, signé le 27 novembre 2015 à Abidjan. Cet accord, de type ciel ouvert, respecte tous les grands principes de la libéralisation du transport aérien, tels que prônés par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI). Il prévoit, notamment le libre exercice des droits de trafic et la multidésignation qui offre à chaque partie contractante, la possibilité de désigner une ou plusieurs entreprises de transport aérien pour leur ouvrir d’autres réseaux et accroître l’offre de services aériens. La ratification dudit accord permettra aux compagnies aériennes nationales, notamment à Air Côte d’Ivoire, d’étendre ses services vers d’autres destinations.

3- Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, en liaison avec le Ministère des Sports ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification du Protocole d’Accord de coopération dans le domaine des sports, entre le Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire et le Gouvernement de l’Etat du Qatar, signé le 22 décembre 2017, à Abidjan. Ce protocole d’accord a pour objet de renforcer la coopération entre les deux (02) pays en vue d’assurer le développement de leurs infrastructures sportives respectives, ainsi que le rayonnement de leurs athlètes sur le plan international. Plus concrètement, la ratification de cet accord permettra aux fédérations sportives des deux (02) pays d’organiser, notamment des compétitions sportives communes, ainsi que des formations en matière de médecine du sport et de maintenance des infrastructures sportives.

4- Au titre du Ministère des Affaires Etrangères, en liaison avec le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables et le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat ;

Le Conseil a adopté un décret portant ratification de l’Accord de prêt BMZNo. 2019 69 112 d’un montant total de trente-neuf millions huit cent mille (39 800 000) euros, soit vingt-six milliards cent sept millions quatre-vingt-huit mille six cent un (26 107 088 601) francs CFA, conclu le 05 août 2020 entre la Kreditanstalt Für Wiederaufbau (KFW) et la République de Côte d’Ivoire, en vue du financement des réformes énergies renouvelables et efficacité énergétique phase II. Ce financement est destiné à soutenir le Gouvernement dans la réalisation des objectifs du programme de réformes dans les domaines des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique, ainsi que de la protection du climat. La première phase du financement a été réalisée en décembre 2019 pour un montant de 39,5 milliards de francs CFA.

5- Au titre du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ;

Le Conseil a adopté un décret portant création du Département de Ouellé. Ce décret crée dans la Région de l’Iffou, par réorganisation du Département de Daoukro, un autre Département dont le Chef-lieu est fixé à Ouellé. Le ressort territorial de ce nouveau Département est constitué des Sous-préfectures de Ouellé, Ananda et Akpassounou. Ainsi, le Département de Daoukro est constitué des Sous préfectures de Daoukro, d’Ettrokro, de N’Gattakro et de Samanza.

B/– MESURES INDIVIDUELLES

Au titre du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ministre de la Défense;

Le Conseil a adopté une communication relative aux délibérations du Comité chargé de l’examen des projets de nominations dans les départements ministériels du 14 février 2020. La liste des personnes nommées fera l’objet d’une diffusion ultérieure.

C/– COMMUNICATIONS

1- Au titre du Ministère du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables, en liaison avec le Ministère de l’Economie et des Finances et le Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat ;

Le Conseil a adopté une communication relative aux informations sur les flux physiques et financiers du secteur de l’énergie au 30 juin 2020. Au premier semestre 2020, les productions de pétrole brut et de gaz naturel sont respectivement de 5 225 485 barils et 38 781 095 MMBTU correspondant à un débit journalier de 28 711 barils de pétrole brut et 213 083 MMBTU de gaz naturel. Elles enregistrent respectivement une baisse de 24,66% et une hausse de 3,18% par rapport aux résultats obtenus en 2019 du fait des effets conjugués de la baisse de la production de pétrole brut sur les blocs CI-26 et CI-40 et de l’augmentation de la livraison de gaz naturel des blocs CI-27 et CI-11. La valorisation de la part-Etat de pétrole brut et de gaz naturel est de 76,248 millions de $US (environ 45,401 milliards de francs CFA), en baisse de 15,08% par rapport aux performances du premier semestre 2019 et de 18,99% par rapport aux prévisions de revenus. Cette tendance à la baisse découle des effets conjugués de la baisse des prix de valorisation du pétrole brut et du gaz naturel, de la baisse de la production de pétrole brut et de gaz naturel sur les blocs CI-26 et CI-40. A fin juin 2020, la production totale de produits pétroliers est de 1 718 805 TM, soit une baisse de 9,6% comparée à fin juin 2019. Les droits émis sur les produits pétroliers s’établissent à 238,08 milliards de francs CFA contre 189,49 milliards de francs CFA à la même période en 2019, soit une hausse de 25,64% due à un niveau de taxation moyen des produits pétroliers élevé par rapport à celui de 2019. Aussi, relativement à l’électricité, la production totale à fin juin 2020 s’établit à 5 726,30 GWh dont 70,94 % de cette production est issue du thermique et 29,06 % de l’hydraulique. Elle enregistre une hausse de 4,99 % par rapport à son niveau de fin juin 2019. La production d’électricité de source thermique a nécessité l’achat de combustibles évalués à 119,504 milliards de francs CFA dont 114,803 milliards de francs CFA de gaz naturel. A fin juin 2020, il ressort pour le secteur de l’électricité, un solde d’exploitation excédentaire de 6,498 milliards de francs CFA en tenant compte des charges financières et des dotations aux amortissements.

2- Au titre du Ministère du Budget et du Portefeuille de l’Etat;

Le Conseil a adopté une communication relative à l’exécution du budget à fin juin 2020. A la fin du premier semestre 2020, marqué par l’engagement des procédures d’exécution du budget en mode budget-programmes, les ressources mobilisées s’élèvent à 3 403,8 milliards de francs CFA pour une prévision révisée de 3 643,3 milliards de francs CFA, soit un taux de réalisation de 93,4%. Elles comprennent 1 886,4 milliards de francs CFA de recettes budgétaires et 1 517,5 milliards de francs CFA de ressources de trésorerie. Sur la même période, les dépenses ont été globalement exécutées à hauteur de 3 428,7 milliards de francs CFA pour une prévision révisée de 3 862,7 milliards de francs CFA, soit un taux d’exécution de 88,8%. Il ressort que l’exécution du budget au cours du premier semestre 2020, en dépit d’un environnement marqué par les effets de la pandémie de la COVID-19, a été caractérisée par un niveau satisfaisant de mobilisation des ressources, avec une performance relativement bonne enregistrée au niveau des recettes fiscales par rapport aux prévisions révisées, ainsi qu’une maîtrise dans l’exécution des dépenses qui ont été globalement contenues dans les limites prévisionnelles, assurant ainsi le respect des critères budgétaires révisés en avril 2020 du programme économique et financier.

3- Au titre du Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, en liaison avec le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, le Ministère des Eaux et Forêts, le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques, le Ministère de l’Economie et des Finances, le Ministère du Tourisme et des Loisirs et le Ministère chargé des Affaires Maritimes ;

Le Conseil a adopté une communication relative au projet de création de cinq (05) aires marines protégées en Côte d’Ivoire. La création de ces aires protégées procède des recommandations de la 20e Conférence des Parties à la Convention sur la Diversité Biologique tenue en octobre 2010 à Nagoya au Japon. Les Etats parties à cette convention, y compris la Côte d’Ivoire, se sont engagés à conserver au moins 10% des zones particulièrement importantes pour la diversité biologique, en vue de freiner la dégradation des écosystèmes marins et côtiers ainsi que la diminution des stocks halieutiques. A cet effet, cinq (05) sites répondant aux critères de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) ont été identifiés sur le territoire national pour la création de cinq (05) aires marines protégées. Ce sont :

- le site transfrontalier de l’embouchure du fleuve Cavally ;

- le site de Grand-Bereby ;

- le site de la forêt classée de Dassioko ;

- le site du parc national d’Azagny ;

- le site de la zone côtière transfrontalière Côte d’Ivoire-Ghana.

4- Au titre du Ministère de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public ;

Le Conseil a adopté deux (02) communications :

- La première communication est relative au plan d’action de réformes et de modernisation de l’Administration. Ce document de stratégie décline les actions à mettre en oeuvre pour achever et réussir entièrement la modernisation de l’Administration ivoirienne. Ces actions s’articulent autour de la transformation digitale accrue des procédures et des méthodes de fonctionnement de cette Administration de façon à la rendre plus performante en termes d’innovation, de rapidité d’exécution, de qualité de service et de transparence. Il s’agit notamment de lancer des programmes de numérisation de toutes les archives et de tous les documents importants de l’Etat, de développer une plateforme de paiement par internet et par mobile money pour tous les services et de sécuriser électroniquement les revenus financiers générés par les services publics administratifs. A cet effet, tous les effectifs de l’Administration seront sensibilisés et formés régulièrement à l’utilisation des outils digitaux, ainsi qu’aux nouvelles technologies de l’information et de la communication.

- La deuxième communication est relative au bilan des activités du 2e trimestre 2020 de l’Observatoire du Service Public (OSEP). Sur la période du 1er avril au 30 juin 2020, l’OSEP a enregistré 1209 requêtes dont 1 047 ont été validées et traitées, soit 86,60%. A l’issue des saisines des différents Ministères concernés par l’OSEP, environ 52% des usagers ont exprimé leur satisfaction relativement au dénouement de leur requête.

Aussi, le Conseil a pris note des allégations récurrentes faisant état de manque d’informations sur les procédures administratives et a instruit les Ministres concernés à l’effet de prendre les mesures idoines aux fins d’actualiser les sites d’information tant électroniques que physiques du Gouvernement.

D- DIVERS

Au titre du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation ;

Le Conseil a entendu un exposé du Préfet de Région de la Marahoué. Le Conseil a entendu, à la demande du Chef de l’Etat, une communication du Préfet de la Région de la Marahoué, Préfet du Département de Bouaflé, qui a mis en exergue les potentialités naturelles et socio-économiques de la Région de la Marahoué, tout en soulignant les contraintes qui méritent d’être surmontées pour son développement. Après avoir présenté les données géographiques et l’organisation administrative de cette région, le Préfet de Région a dressé un état des lieux des infrastructures et des activités économiques dominées par l’agriculture et un secteur minier porteur d’espérance. Par ailleurs, il a souligné les défis auxquels cette partie du pays est confrontée ainsi que les attentes des populations, notamment en matière d’hydraulique, d’électricité et de santé. Le Conseil a noté avec un grand intérêt ces préoccupations et s’est engagé à apporter, pour les préoccupations qui n’ont pas encore été satisfaites, les réponses appropriées afin d’améliorer davantage les conditions de vie des populations.

Fait à Bouaflé,

le 23 septembre 2020.

Sidi Tiémoko TOURE

Ministre de la Communication et des Médias,

Porte-parole du Gouvernement

Visite d'État / le Président de la République, Alassane Ouattara dans la Région de la Marahoué

C'est ce mercredi que le Président de la République, Alassane Ouattara est arrivé à Bouaflé pour effectuer, du 23 au 26 septembre 2020, une visite d’Etat dans la Région de la Marahoué afin de s'imprégner des réalisations socio-économiques existantes et satisfaire les besoins en infrastructures de base de ses compatriotes.

Le Président Ouattara se rendra dans les chefs-lieux de départements que sont Sinfra et Zuénoula, et achèvera son séjour dans le chef-lieu de Région, Bouaflé.

Au cours de cette visite, le Président de la République appréciera les réalités des localités, le vécu quotidien de ses concitoyens et leurs besoins en infrastructures pour booster le développement de la Marahoué.

Avec l’étape de la Région de la Marahoué, le Président de la République achève ainsi sa 31ème visite d’État dans les Régions ivoiriennes.

SOURCE : CICG

 

Interview/ Yapi Kouadio Isidore, député d’Alépé et délégué Pdci-Rda d’Alépé 2 :« Il appartient aux Ivoiriens de décider de la suite à donner à la décision du Conseil Constitutionnel »

« Les manifestations sont la suite de la décision du Conseil constitutionnel qui n’a pas dit le droit »

L’honorable Yapi Kouadio Isidore est le député de la circonscription d’Alépé par ailleurs délégué Pdci-Rda d’Alépé 2. Dans cet entretien, il décrypte l’actualité socio politique en ébullition en Côte d’Ivoire après la proclamation par le conseil constitutionnel de la liste définitive des candidats à la présidentielle 2020.

Le lundi 14 septembre dernier, le Conseil Constitutionnel a proclamé la liste définitive des candidats retenus pour la présidentielle de 2020. Quatre candidatures ont été retenues et d’autres, non des moindres, ont été rejetées. Quel commentaire faites-vous ?

Tout le monde a suivi à la télévision comment les membres du Conseil Constitutionnel qui ont donné le verdict étaient gênés. Cela signifie qu’ils n’ont pas dit le droit. En ne disant pas le droit, ils permettent malheureusement aux Ivoiriens d’être toujours dans la contestation du 3ème mandat du président Alassane Ouattara. Rejeter la candidature du président Gbagbo et de l’ancien président de l’assemblée nationale Soro Guillaume, pour ne citer que ceux-là, il faut vraiment aller chercher loin. Le Rhdp a fait du tripatouillage pour rejeter ces candidatures. Maintenant, il appartient aux Ivoiriens de décider à la place du Conseil Constitutionnel si oui ou non Alassane Ouattara doit faire un troisième mandat en Côte d’Ivoire.

En tant que député de la nation, quel commentaire faites-vous du maintien d’une candidature anticonstitutionnelle de Ouattara ?

En tant que député je dis que la constitution du 16 novembre ne donne pas droit au président Alassane Ouattara d’être candidat comme tous les juristes l’ont démontré. C’est pour cette raison qu’il a renoncé à une autre candidature après ses deux mandats. Malheureusement, le Rhdp utilise le prétexte du décès du Premier ministre Amadou Gon Coulibaly pour demander à son président de briguer un troisième mandat anticonstitutionnel. Tout se passe comme si ce parti, en dehors de l’ex chef du gouvernement et du président Alassane Ouattara, n’a plus de cadres capables de diriger la Côte d’Ivoire. C’est vraiment dommage.

Mais ils avancent que c’est le Premier mandat de la troisième république ?

Sommes-nous dans une troisième république ? La constitution n’a pas été fondamentalement changée. Elle ne peut pas donner lieu à une troisième république. Disons que les responsables du Rhdp n’ont aucun argument juridique pour convaincre les ivoiriens quant à un troisième mandat du président Alassane Ouattara. C’est pourquoi, ils interprètent n’importe comment la constitution.

Depuis l’annonce d’Alassane Ouattara de briguer un 3ème mandat, toutes les villes du pays sont en ébullition et les populations se soulèvent à travers des manifestations. Quel commentaire faites-vous de ces événements ? C’est la conséquence de la mauvaise décision du Conseil Constitutionnel qui pousse les ivoiriens à manifester. Et surtout les Ivoiriens ont été informés que la constitution interdit au président Alassane Ouattara de briguer un troisième mandat même si le Rhdp veut faire croire le contraire.

Malheureusement les manifestations sont réprimées par le pouvoir en place ?

C’est déplorable. Il y a des gens qui favorisent l’infiltration de délinquants parmi les manifestants pour créer des troubles qui ont conduit à des blessés voire des morts dans certaines localités.

Kouadio Konan Bertin dit KKB a vu sa candidature retenue contre toute attente par le Conseil constitutionnel ?

KKB est un citoyen ivoirien et il peut être candidat s’il le décide. Et c’est ce qu’il a fait. Mais raconter des choses qui ne valent pas la peine de sa part est malhonnête. Ce n’est pas une bonne chose. Il dit toujours qu’il est militant du Pdci-Rda, or avec son histoire d’essuie-glace, je ne l’ai plus vu depuis longtemps. Des gens le manipulent. Ce qui explique qu’il ait été retenu comme le 4ème des candidats à la présidentielle de 2020.Il va certainement accompagner le président Alassane Ouattara pour valider son élection par la fraude. Comment KKB a fait pour avoir tous ces parrainages qu’on lui attribue alors que des candidats comme Mabri Toikeusse qui a la caution d’un grand parti, Mamadou Koulibaly, Amon Tanoh Marcel… n’y sont pas parvenus ? Là encore, la CEI donne une raison de plus d’être contestée par les partis de l’opposition.

La candidature de KKB ne représente-t-elle pas une menace pour votre parti le Pdci-Rda ?

Dans la région de la ME et particulièrement dans le département d’Alépé où je suis le député et le délégué Pdci-Rda d’Alépé 2, la candidature de KKB ne constitue pas du tout une menace pour le Pdci-Rda. Si les élections ont lieu, nous ferons tout pour que KKB soit humilié à Alépé.

Récemment le ministre Touré Mamadou sur Africa 24 parlait de réconciliation, de cohésion et du Rhdp qui serait le parti le mieux implanté en Côte d’Ivoire. Qu’en dites-vous ?

Le ministre Mamadou Touré originaire de Daloa a tenu des propos le dimanche dernier sur Africa 24 qui ne correspondent pas à la réalité. D’abord, je trouve qu’il est irrespectueux vis-à-vis de la personne du président Bédié. Il avance que le Pdci-Rda est réduit au Centre de la Côte d’Ivoire et que le Rhdp est le parti national. Il a démontré cela par leur victoire aux dernières élections locales. Mais Monsieur Touré sait très bien comment ils ont fait pour remporter les élections dans ces 24 régions et les communes dont il parle. Le Rhdp doit savoir que ce n’est pas en braquant les élections qu’on devient un parti national. Il faut gagner dans les urnes pour être un parti national. Mais le Rhdp a braqué à Koumassi, Grand Bassam, le Gontougo, Yopougon, Abobo et j’en passe. Ils veulent faire la même chose pour les élections présidentielles. En disant qu’ils sont un parti national, le ministre Touré Mamadou raconte n’importe quoi. Je ne sais pas s’il a vu les images de l’investiture du président Bédié à Yamoussoukro, le samedi 12 septembre dernier. Je pense qu’après ces images, il devrait aller supplier le président Alassane Ouattara pour qu’il retire sa candidature. Parce que quel que soit alpha, le Rhdp sera battu à plate couture dans les urnes lors de la présidentielle du 31 octobre 2020. Mais comme ce sont des braqueurs d’élections, ils vont s’attribuer la victoire qui va créer d’autres situations dans le pays. On tendra alors vers le chaos.

Parlez nous aussi de la région de la Mé. Quelle est la situation à la veille des élections ?

Je voudrais dire au ministre Mamadou Touré que le ministre Achi Patrick n’avait pas d’étiquette lors des dernières élections locales. J’en voudrais pour preuve, ses affiches anonymes. Il n’était ni Pdci-Rda ni Rhdp. Donc on ne peut pas dire qu’il a gagné les élections en tant que Rhdp pour le compte du président Alassane. C’est depuis le 18 juillet 2018, que le ministre Patrick Achi a déposé ses valises au Rhdp. Il a donc choisi son camp, et nous le combattons en tant que tel. Les élections se gagnent avec les électeurs. Est-ce que M. Mamadou Touré peut nous dire combien de militants du Pdci-Rda et même du FPI que ces ministres qu’il a cités, ont pu amener avec eux au Rhdp. Qu’il fasse le point avec eux. Pour terminer avec Monsieur le ministre Mamadou Touré, nous savons comment les responsables Rhdp de la région ont procédé pour avoir non seulement des certificats de nationalité et le parrainage de leur champion. Au moment des élections, ces pratiques ne vont pas prospérer, question de stratégie. Au niveau de la région, notamment à Alépé, notre problème est la division de la chefferie avec la complicité de certains cadres et non des moindres. Pour exemple, un village de la sous-préfecture de Danguira vient de destituer son chef. Le jour de la présentation du nouveau chef à la population, l’ancienne équipe a organisé une cérémonie sous le parrainage et la présence effective du ministre Achi Patrick. Pour ne pas donc créer des conflits inutiles dans le village, la cérémonie d’intronisation du jeudi 17 septembre a purement été annulée. Ce sont des pratiques des gens aux abois qui pensent pouvoir rattraper certaines situations par le biais des chefs qu’ils ont l’habitude de manipuler. Ce n’est pas en agissant ainsi qu’Alassane Ouattara va gagner les élections avec le Rhdp. Je dis et je le répète que dans la région de la Mé, le Rhdp ne gagnera jamais les élections

. Réalisé par Etienne Atta

Présidentielle 2020/ La société civile africaine sensibilise les lvoiriens à la non violence et au respect des Institutions

La mission conjointe d'apaisement de la diaspora africaine en Europe  et de la société civile a animé hier lundi 14 septembre  un point de presse à la maison de la presse pour  sensibiliser les ivoiriens à la non violence et au respect des institutions.  

Depuis l'annonce le 6 août dernier du président de la République, Alassane Ouattara de briguer un 3eme mandat., l'opposition et la société civile protestent cette décision. Des manifestations éclatées ont même eu lieu dans le courant du mois d'août. Suite à ces manifestations éclatées qui ont ete réprimées, l'on a noté une dizaine de morts et des centaines de blessés. Face à ce regain de violence, une mission conjointe d'apaisement de la diaspora africaine en Europe et de la société civile composée de Eba Amoakon, chef de la mission . Me Dongui Mariama, Zoua Désirée et Jean Claude. K.est depuis quelque temps en Côte d'Ivoire pour sensibiliser les Ivoiriens à la non violence et au respect des institutions.. Dans une déclaration lue par Me Dongui hier lundi à la Mpa au Plateau, cette mission a condamné les violences et s'est inclinée devant la mémoire des disparus. Selon elle, il n'appartient pas aux individus qu'elles que soient leurs positions d'empêcher toute personne de se présenter à la prochaine présidentielle. Ce rôle étant dévolu au conseil constitutionnel. Vu les tensions perceptibles depuis quelques semaines, la mission compte organiser à partir du 8 octobre prochain,une tournée sur toute l'étendue du territoire national pour sensibiliser les uns et les autres à la non violence et à une élection apaisée. Car au final c'est au peuple souverain qu'il revient le dernier mot. S'il n'est pas d'accord avec un troisième mandat du chef de l'état, il n'aura qu'à le sanctionner dans les urnes comme ce fut le cas en 2012 au Sénégal oû le peuple a refusé à Aboulaye Wade un 3eme mandat dans les urnes.

Patricia Lyse

 

 

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